La Culture de l’erreur
"Nos erreurs ne nous définissent pas mais nous font grandir."
Formation Culture de l’erreur
OBJECTIFS
- Identifier les enjeux et les freins d'une culture positive de l'erreur
- Evaluer dans ma propre institution/entreprise et par rapport à ma propre pratique ce qui est favorable à une culture positive de l'erreur
- Comprendre et expérimenter comment une culture juste peut-être déployée au sein d'une organisation
- Découvrir comment partager une même compréhension de la culture positive de l'erreur au sein d'une organisation et ce que cela implique

DIE POSITIVE FEHLERKULTUR. FEHLER VERSTEHEN UND MIT IHNEN KONSTRUKTIV UMGEHEN LERNEN.

Je me souviens de la formation que tu as donné à ce sujet dans le cadre de Swiss Leaders . J'ai depuis là, une autre approche et une conscience différente au sujet du droit à l'erreur dans mon entreprise. C'est une culture à mettre en place au sein de chaque entreprise..
— Culture de l’erreur


Pourquoi ?
Aujourd'hui, nous vivons une accélération du changement dans trois dimensions :
Les expériences faites dans le passé de pouvoir planifier le changement n'est plus une force sûre.
- accélération technologique,
- accélération du changement social
- accélération du rythme de vie.
Les expériences faites dans le passé de pouvoir planifier le changement n'est plus une force sûre.
"Droit à l’erreur en entreprise: de la volonté à la réalité"
La culture de positive de l'erreur.
• La culture juste (de l'équité)
• La culture de l'apprentissage
• La culture du reporting
Une culture juste (de l’équité)
Si une culture punitive alimente le sentiment de peur, pousse les personnes à cacher leurs erreurs ou à éviter à tout prix d'en faire, alors que dans certaines circonstances cela est favorable, une culture totalement non-punitive est également contre productrice, elle fait perdre le sens, elle va à l'encontre de la loyauté et pourrait venir à détruire les valeurs communes et ainsi créer un KO.
La culture juste s'intéresse à chaque situation dans son contexte. Si certaines erreurs sont portées par un sentiment et une volonté de bien faire, d'autre sont portées par la négligence ou même la volonté de nuire, la culture juste prend en compte se delta-là, non dans une volonté de réprimander mais de restaurer. La culture juste pousse à s'intéresser avec empathie à tous les acteurs autour de l'erreur. Elle prend non seulement les performances en considération mais également les comportements et les attitudes.
Une culture de l'apprentissage
Nous avons besoin de créer des réseaux et des plateformes qui donnent l'espace aux collaborateurs pour partager leurs expériences. On se rend compte que si l'on ne crée pas cet espace et qu'on n’y dédie pas un certain temps, les activités s'enchaînent les unes derrière les autres et les bonnes personnes ne se retrouvent pas pour parler des erreurs, qui vont simplement appartenir au passé et resurgiront lorsqu'elles se reproduiront. De plus en plus d'entreprises créent des réseaux collaboratifs au sein de l'organisation, mais également entre les entreprises. Le temps qui est mis à contribution est bien souvent un argument pour ne pas créer ses espaces de partages, mais qu'en est-il du temps perdu quand une erreur est reproduite sans en avoir tiré les apprentissages et cela sans parler des conséquences…
James Reason a décrit le "swiss cheese model" pour illustrer que lorsqu'un accident se produit, il y a souvent plusieurs facteurs et dans bien des cas l'accident aurait pu être évité si les "trous dans le fromage" auraient été identifiés mais également thématisés et solutionnés. Pour lui, il est essentiel d'aller voir derrière l'erreur humaine.
Une culture du reporting
" On ne peut pas changer la condition humaine mais on peut changer les conditions dans lesquels les humains travaillent." James Reason, Human error: models and management; 2000; 320:768
Cette citation résume bien cette culture du reporting, si la plupart d'entre nous avons grandi avec une éducation où nous étions sanctionnés lorsque nous nous étions trompés, il est difficile de changer notre rapport à l'erreur et d'abandonner la peur encrée en nous quand nous nous sommes trompés. Par contre, comme le dit James Reason, nous pouvons changer les conditions et l'environnement dans lequel nous travaillons, pour un environnement bienveillant, permettant au collaborateur de parler en toute sécurité et un environnement qui est favorable à l'apprentissage.
Dans un article du Harvard Business Review, le Professeur Amy Edmondsonévoque l’environnement de travail à créer pour permettre d’apprendre de ses erreurs : "Uniquement les cadres peuvent créer et renforcer une culture qui contrecarre le jeu des reproches et fait en sorte que chacun se sente en confiance et responsable pour se relever et tirer les apprentissages de ses échecs." Amy Edmondson; Strategies for learning from Failure; Harvard Business Review; 2011; April (traduit de l'anglais par auteur).
Pourquoi construire une culture de l'erreur si les cadres créent un environnement de travail favorable et bienveillant, n'est-ce pas suffisant ? Non, nous devons faire plus, nous devons thématiser l'erreur, nous devons en parler et être claire au sujet de ce que l'on accepte ou pas dans notre organisation. Chaque collaborateur doit savoir ce qui se passe lorsqu'il commet une erreur, que doit-il faire à ce moment-là, comment doit-il la reporter, à qui et quand. Et au-delà de son erreur, chaque employé doit comprendre son rôle et ses responsabilités dans un système plus grand et ainsi avoir la possibilité de prendre influence sur la maturité, l'expérience et le développement de son organisation.Les changements culturels n'arrivent pas par hasard, nous devons construire le monde de demain et choisir aujourd'hui quelle culture nous voulons ou pas pour notre organisation.
Shirley Favre